Anik Des Marais : une rétrospective riche en accomplissements
Mélissa Gélinas
Conseillère municipale du district Mitigomijokan, depuis 2021, Anik Des Marais avais annoncé qu’elle ne briguerait pas un second mandat. Membre d’Action Gatineau, elle exerce notamment les fonctions de présidente du Comité des finances et de vice-présidente de la Commission de l’environnement et de la lutte aux changements climatiques. Elle est également membre et représentante de plusieurs comités et commissions. Dans l’objectif de faire le bilan sur son passage au sein du conseil municipal de Gatineau, une série de questions lui a été posée.
Comment résumeriez-vous votre travail dans Mitigomijokan?
Le projet de réaménagement du chemin Robert-Stewart en sentier multifonctionnel avance, les cours des écoles South Hull, de l’Amérique-Française et des Rapides-Deschênes se verdissent, le chemin Vanier sera urbanisé, les résidents de l’ouest auront accès à une nouvelle bibliothèque, à un complexe sportif ainsi qu’à un tramway. Je suis fière d’avoir fait avancer ces dossiers, qui amélioreront la qualité de vie des résidents.
Je suis également fière du travail quotidien auprès des associations de résidents (Terrasse Lakeview, Rivermead, Connaught, Parc Champlain et Plateau) ainsi qu’avec les résidents qui m’ont contactée au cours des quatre dernières années pour régler des enjeux ou pour me faire part de leurs idées. Je me suis toujours fait un devoir de leur répondre rapidement et je suis heureuse d’avoir pu aider.
Quelles sont les réalisations dont vous êtes la plus fière?
L’interdiction de l’épandage d’un larvicide biologique (BTI), l’appui aux investissements dans les transports en commun, l’accélération de la mise en œuvre du Plan climat, le Plan de foresterie urbaine, la Charte de la biodiversité : autant de sujets sur lesquels j’ai travaillé et qui, selon moi, vont rendre Gatineau plus saine, plus belle et plus accueillante.
J’ai aussi piloté les travaux du comité chargé de la révision du Cadre de participation citoyenne. On a certainement encore du chemin à faire pour mieux consulter, mais on a maintenant une solide politique, et, je l’espère, les institutions qui vont nous permettre de consulter de manière inclusive, indépendante et professionnelle.
Une ou deux leçons marquantes de la politique municipale?
La politique municipale est un outil formidable pour changer le monde. Je milite depuis plusieurs années en faveur de la démocratie et de l'environnement. Se faire élire veut dire passer du côté du décideur. C'est toute une responsabilité qu'on ne peut pas prendre à la légère. On adopte des règlements qui ont un impact sur la qualité de vie des gens, et ce, pour des dizaines d'années après notre passage.
Ce qui a été difficile pour moi en politique, c'est d'être obligée de freiner la mise en place de solutions reconnues par les chercheurs et les données scientifiques. Certaines mesures ne sont pas populaires et soulèvent les passions, ce qui se traduit malheureusement très souvent par des attaques personnelles contre les politiciens sur les médias sociaux. Prenons la taxe sur l'immatriculation, sur le stationnement et l'investissement dans les transports en commun. Tous les élus municipaux qui implantent ces mesures se font critiquer par une minorité de gens qui parlent fort, mais qui ne représentent pas nécessairement la majorité des citoyens. Il a été démontré que c'est ce qu'il faut faire pour améliorer la circulation, améliorer la qualité de l'air et éviter des hausses de la taxe foncière.
Quel a été le souvenir le plus marquant de votre mandat?
Porter la voix de citoyens engagés pour protéger l'environnement a été une grande fierté. L'interdiction de l'épandage du BTI et l'adoption de la politique sur les pesticides sont deux moments qui m'ont remplie de fierté. Je suis extrêmement touchée par les mots de remerciement et d'encouragement de résidents et d’inconnus que je respecte beaucoup.
Qu’espérez-vous pour le district et pour la ville de Gatineau d’ici 2030?
Je souhaite que le sentier Robert-Stewart, qui sera aménagé en piste multifonctionnelle prochainement, réponde aux souhaits des citoyens qui ont participé à la démarche participative et que le sentier continue d'être un lieu magique, de rencontre et de contemplation pour tous.
Pour Gatineau, je souhaite que les citoyens puissent se prononcer sur les décisions qui les touchent dans le cadre de dialogues constructifs et bienveillants. L'office de participation publique et les assemblées de secteur vont permettre de sortir les débats stériles des médias sociaux et encourager les gens à se parler de vive voix. Je souhaite qu'on se parle plus, qu'on se passionne pour les sujets municipaux et qu'on trouve le temps d'en débattre.
Je souhaite également que nos milieux naturels soient préservés, que notre ville continue de se verdir et qu’une véritable transition énergétique soit amorcée. Cela implique de réduire notre dépendance aux énergies fossiles et de trouver des alternatives à l’auto-solo. Cela passe par des constructions de meilleure qualité, aux bons endroits, et par des transports en commun modernes et efficaces.

