Des coups de feu sèment l’inquiétude à Gatineau
Mélissa Gélinas
Les policiers du Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) ont reçu plusieurs appels concernant des coups de feu survenus à la suite d’une altercation sur la rue Candiac à Gatineau. Une fois arrivés sur les lieux, peu après 20 h 30, le samedi 7 mars dernier, ils ont aperçu un véhicule marqué par de multiples impacts de projectiles. Il n’y aurait eu aucun blessé ni aucune arrestation.
Afin de permettre aux enquêteurs d’analyser la scène, un périmètre de sécurité a été mis en place rapidement, entraînant la fermeture de la rue Candiac, située entre le boulevard La Vérendrye Est et la rue de Charny.
Par ailleurs, les policiers ont rencontré plusieurs témoins afin d’élucider les causes et les circonstances de l’incident. Selon les informations recueillies auprès d’un voisin de l’immeuble, Patrick Lévesque, il y aurait beaucoup d’activités criminelles, telles que de la vente et de la consommation de drogue ainsi que de la prostitution.
D’après lui et d’autres voisins, il s’agirait de Marie-Ève Brassard, l’une des locataires de l’immeuble, qui serait à l’origine des problèmes. « Elle consomme du “crack” devant les enfants et s’affiche ouvertement comme prostituée », mentionne M. Lévesque. « Les policiers se rendent constamment ici à cause des nombreux va-et-vient et du bruit intense », ajoute-t-il. « Elle et deux autres femmes se prostituent et vendent du “crack” et de la cocaïne », affirme-t-il.
Selon les informations recueillies, Mme Brassard aurait accumulé 16 dossiers criminels, depuis 2019, incluant des voies de fait et du non-respect des conditions de probation.
De nombreuses plaintes auraient également été déposées au tribunal administratif du logement (TAL), mais sans succès. « J’ai téléphoné à la police à maintes reprises et remplis de nombreux rapports indiquant que j’étais prêt à témoigner, mais rien n’avance », raconte-t-il.
De plus, depuis 2022, la locataire aurait accumulé de nombreux retards de paiement de loyers et des résiliations de bail non respectés. En février dernier, malgré l’ordonnance d’un juge siégeant au TAL d’effectuer la résiliation de son bail et son expulsion, celle-ci habite toujours les lieux.
Les policiers demandent aux personnes détenant de l’information sur l’événement de les contacter via la ligne INFO au 819-243-4636, option 5. À noter que toutes les informations seront traitées de manière confidentielle.
L’enquête est toujours en cours.
