Saisi record de 8,7 M$ en contrebande dans les prisons du Québec
Mélissa Gélinas
Grâce à leur vigilance et à leurs compétences, les autorités carcérales du Québec ont réussi à saisir plus de 8 M$ de produits illicites à l’intérieur des murs des prisons provinciales. Au total, il s’agit de 115 opérations qui ont été menées entre avril et décembre 2025 permettant de mettre la main sur plusieurs produits de tabac, de stupéfiants, d’outils, de téléphones cellulaires et d’accessoires de téléphonie mobile.
Une opération dont Ian Lafrenière, ministre de la Sécurité publique, se dit très fier. Selon lui, cette saisie joue un rôle important à dans la lutte contre le crime organisé. « Même s’ils sont toujours derrière les barreaux, ils continuent de passer des commandes ou de faire leur sale besogne. », affirme-t-il.
En 2023, le gouvernement a investi massivement afin de renforcer la sécurité et de lutter contre la contrebande dans les établissements de détention du Québec. Depuis, plusieurs mesures ont été mises en place, dont des fouilles accrues dès l’entrée, des fouilles systématiques des visiteurs et le déploiement d’une variété d’équipements technologiques, les numériseurs corporels, les détecteurs de drones.
En Outaouais, plus précisément, au centre de détention de Hull, huit saisies majeures ont été effectuées pour un total de 414 400 $. C’est, toutefois, au centre de détention de Sorel-Tracy où il y a eu la plus importante saisie, soit 20 pour un total de 1 185 450 $.
À cet égard, la majorité des saisies majeures sont effectuées lors de la récupération de colis transportés par drone et par les prises régulières du personnel carcéral lors des rondes, des fouilles. Évidemment, l’un des principaux défis pour les autorités carcérales est la lutte aux contre les drones. En effet, un seul drone peut livrer des produits illicites dont la valeur peut être de plusieurs milliers de dollars. Récemment, au centre de détention de Rivière-des-Prairies de Montréal, les agents correctionnels ont intercepté un drone qui transportait plus de 50 000 $ en matériel. « Cela montre toute la complexité du travail qui est fait par les agents au quotidien », explique M. Lafrenière.
Malgré les progrès, il reste encore beaucoup de défis, d’après lui. À noter que ce ne sont pas tous les centres de détention qui ont les outils nécessaires à leur disposition. Certains équipements technologiques, dont les numériseurs corporels, ne sont pas offerts dans certains établissements, puisqu’il s’agit d’un déploiement progressif.
Centre de détention de Sorel-Tracy, 28 janvier 2026. Photo : Gracieuseté de Sorel-Tracy Info
